William Clark, un homme pour deux naufrages

Avec la sortie du film Titanic de James Cameron, tout le monde s’est passionné pour le destin tragique du navire et de ses passagers. Aujourd’hui, le bazar de l’Histoire vous présente un survivant de la tragédie, enfin pas seulement…

William Clark est un miraculé. En deux ans, il a vécu les deux plus grands naufrages de l’histoire en temps de paix, celui du Titanic le 14 avril 1912 et celui de l’Empress of Ireland, le 28 mai 1914. Alors que le nom du Titanic résonne en chacun de nous, le naufrage de l’Empress of Ireland, le pire désastre maritime de l’histoire canadienne, demeure méconnu.

Né en 1876 dans le comté de Louth, cet irlandais de 36 est engagé comme chauffeur, c’est -à -dire qu’il était chargé d’alimenter les immenses chaudières en charbon au sein du Titanic, dernier né de la compagnie maritime la White Star Line.

Il est en train de pelleter du charbon dans la salle des chaudières quand le Titanic a heurté un iceberg à 23h40. Deux heures et demie après, il nageait dans l’eau glacée pour sauver sa vie. Alors qu’il essaye de rejoindre une embarcation, le voilà entraîné vers le fond par l’immense paquebot sous l’effet de succion (force qui aspire les objets tout autour lorsqu’un bateau coule). Il ne devra son salut qu’à l’explosion d’une chaudière qui l’a poussé à la surface où il a été recueilli par un canot de sauvetage.

 Deux ans plus tard, il exécute le même travail sur l’Empress of Ireland. Ce navire lancé en 1906 par la Canadian Pacific Steamship Company assurait régulièrement la liaison entre le Québec et Liverpool.

Le 28 mai 1914, alors qu’il remonte le fleuve Saint-Laurent, un épais brouillard l’empêche de voir distinctement le charbonnier norvégien le Storstad approcher. Malgré une tentative d’évitement, le Storstad vient percuter le navire canadien sur son flanc tribord. Même si le navire norvégien évoluait à très faible vitesse et que l’Empress tente de fermer ces cloisons étanches, les flots s’engouffrent dans la brèche et font chavirer le navire. En 14 minutes le navire sombra, emportant 1012 personnes avec lui.  Ainsi, notre ami, William Clark se retrouve une nouvelle fois dans l’eau glacée. Par chance, il réussit, avec d’autres membres de l’équipage, à mettre un canot de sauvetage à la mer.

Rétrospectivement après les deux tragédies, Clark affirma que celle du Titanic était pire “car on n’avait bien plus de temps pour réaliser toute l’horreur de la situation”.

Après le second naufrage, il retourne à Liverpool où l’on perd sa trace…

William Clark – encyclopedia titanica

 Sources :

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