Les cheveux verts de Baudelaire

Charles Baudelaire (1821-1867) est un célèbre poète français du XIXe siècle. Connu pour être irrespectueux, on retient surtout de lui les poèmes torturés qui composent son recueil les Fleurs du mal. Ce livre scandalisa l’opinion et lui vaudra un procès retentissant pour atteintes aux bonnes mœurs.

Baudelaire se voyait comme un dandy. Un dandy avec une élégance, pour ainsi dire, originale. De même, c’est quelqu’un qui par son comportement et son look, pour le moins non conformistes, voulait étonner, mais surtout provoquer et scandaliser son entourage et la société de son époque. Son biographe, le romancier Jean Teulé, dit de lui que c’était le premier punk sur Terre. Son allure n’avait rien à envier aux stars du rock les plus exubérantes. Il se baladait avec un boa en plume autour du cou, il tenait en laisse un mouton teint en rose et surtout, il lui arrivait de se teindre les cheveux en vert. Un choix pas banal afin de faire état de son refus des convenances dites bourgeoises de son temps.

 D’ailleurs, la première fois qu’il rend visite à l’écrivain Maxime Du Camp, Baudelaire se présente avec ces cheveux teints en vert. Voyant que Du Camp ne réagissait pas à sa provocation capillaire, il s’est écrié : « Vous ne trouvez rien d’anormal en moi ? » A cela, son interlocuteur répond avec malice « Tout le monde a les cheveux plus ou moins verts ; si les vôtres étaient bleu de ciel, ça pourrait me surprendre : mais des cheveux verts, il y en a sous bien des chapeaux à Paris. »

En plus de son allure et de ses cheveux verts, rappelant le Joker de Batman, il avait un régime de vie bien à lui. Il abusait de l’alcool et de drogues en tout genre.  En plus du haschich qu’il prenait au petit-déjeuner, il abusait de l’opium, qu’il prenait d’abord pour soigner sa syphilis, et sniffait de l’éther. Défoncé par toutes ces drogues, il meurt à Paris à l’âge de 46 ans.

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